Philomène et les siens de Florence Roche

9782702160633-001-T

Calmann Lévy

17 Janvier 2018

592 pages

Littérature du terroir

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Avant la Grande Guerre, en Velay, Philomène Dolmazon vit chez son père, un cultivateur prospère, avec son mari et ses deux garçons. Elle est contrariée quand elle voit revenir son frère du régiment avec une femme épousée à Paris et des
jumeaux en bas âge. Sarah, la nouvelle venue, originaire de Pologne, peine à se faire accepter, d’autant plus qu’elle est de confession israélite. Mais les préventions tombent lorsqu’elle annonce qu’elle fera baptiser ses enfants et se convertira. Néanmoins, la personnalité de Sarah ne correspond pas à ce que l’on apprend de son histoire. Sarah est riche, très riche, au point d’aider les Dolmazon à financer leurs projets d’agrandissement de l’exploitation familiale. D’où vient son argent ?
Alors que la guerre éclate et que les hommes partent au front, Philomène est loin de se douter que le destin la laissera seule face à de terribles révélations…
Florence Roche nous entraîne, d’une guerre à l’autre, dans une nouvelle saga étourdissante, aux rebondissements incessants, illuminée par une héroïne hors du
commun, perpétuellement confrontée au même choix difficile entre son sens du devoir et son aspiration au bonheur.

Dans un premier temps, je remercie les éditions Calmann Lévy et notamment Florence Roche de m’avoir proposé la lecture de ce roman qui malgré son épaisseur est un plaisir de lecture. Mais je m’excuse à nouveau de la lenteur que j’ai pris. J’ai abusé de leur confiance pour cela et je m’excuse platement, et ce bien que j’ai des circonstances atténuantes.

Parlons du livre maintenant. L’autrice nous plonge dans un village du Velay qui, au début du roman, va voir naitre les premiers sentiments amoureux d’une jeune femme Philomène envers un ouvrier de la ferme qui n’est pas de la région et cela ne plait pas à son père. Après cette déconvenue amoureuse, bon le mot est faible mais je ne trouve pas le mot qui pourrait convenir. Donc après cette déconvenue, on voit notre Philomène vivre sa vie, se marier et avoir des enfants. En parallèle, elle va s’occuper d’une main ferme de la ferme dans laquelle elle vit. Cette ferme c’est tout pour elle, elle y consacre sa vie.

Comme vous l’aurez compris, on entre dans le quotidien d’une famille de fermier, assez prospère, les Dolmazon. Entrer dans cette famille permet à nous lecteur de ressentir les moindres éléments, les moindre difficultés que peuvent engendrer la responsabilité de terres et d’une famille. C’est notamment lors d’arriver de personnes étrangères à la ferme lorsque la guerre est déclarée. C’est la première guerre mondiale qui est déclarée. Les éléments qui sont engendrées par cette guerre nous confère un attachement particulier à cette famille et on se sent pris dans un étau de sentiments comme la famille peut les ressentir. Entant que lecteur nous sommes alors comme un membre de la famille à part entière.

A la suite de cette première guerre, des pertes humaines sont à dénombrer. Ces pertes se sont passées à la fois sur le champs de bataille mais aussi dans le petit village où résident les Dolmazon. C’est un coup dur, une tristesse qui touche la ferme mais supplanté par les révélations que cela engendre autant sur un personnage mais aussi sur les sentiments que certains peuvent ressentir. Le roman est donc rythmé par de nombreux éléments de la vie quotidienne mais aussi de nombreuses émotions comme la peur, l’horreur, la tristesse ou encore la joie.

Le roman ne s’arrête pas là mais je ne souhaite pas en dire plus, si ce n’est que la famille va connaitre la seconde guerre mondiale, l’horreur qu’elle a engendré, mais aussi la tristesse de la perte plus ou moins définitive de certains personnages, l’arrivée de nouveaux. Tout cela sera mélangé aux rêves de certains qui se réaliseront, aux combats d’autres qui seront peut être couronnés de gloire. On suit le quotidien de cette famille du XIXe Siècle et c’est un plaisir de plonger dedans.

Ce roman fait parti des livres que je conseille fortement de lire afin de comprendre ce que nos parents, nos grands parents … ont pu vivre pendant ces années 1900/1950. Il est très important que les plus jeunes (je dirais les adolescents) lisent ce roman qui aide à la transmission, et au devoir de mémoire.

Ce deuxième roman de Florence Roche que je lis m’a complètement bouleversé. C’est un réel coup de coeur et bien sur, j’ai déjà un ou deux autres romans de l’auteur dans ma PAL.

coup-de-coeur

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