Défaillances de Marie-Pierre Bardou

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Edition HJ

2017

192 pages

Contemporain

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Une petite fête entre amis, un soir d’été caniculaire.
May et son mari ont invité leurs proches.
Ce qui devrait être un moment agréable, quelques heures de détente et de partage, se transforme rapidement en chaos et en catastrophe…
Disparitions, accidents, trahisons, règlements de comptes ponctuent une soirée qui se révèle très pénible, avec, en filigrane, cette question : qui va mourir ? Ou plutôt : qui est mort ?
L’amant de sa petite sœur Alice, que May n’a aucune envie de voir chez elle ?
Le mari adultère, qui a eu le culot d’inviter sa maîtresse ?
Le copain insupportable, qui fait la morale à tous entre deux crackers ?
La célibataire qui oublie sa solitude dans des excès de drogue ?
Le dragueur impénitent ?
Construite en flash-backs, pleine de chausse-trappes et d’impasses, cette histoire est avant tout celle de nos défaillances – d’amis, d’amants, de parents…
Nos failles, nos lâchetés, toutes ces petites choses, ces choix que l’on ne fait pas ou que l’on fait mal, ces blessures qu’on inflige sans même le vouloir, parfois…
Nos défaillances qui peuvent nous mener, si l’on n’y prend garde, à notre fin.

Merci aux éditions HJ de m’avoir permis de lire ce roman. Cependant je ne sais pas dans quel mood je ressors. En suis-je satisfaite? ou alors en suis-je déçue? Difficile à dire. Bon en fait je crois que je suis mitigée sur cette lecture.

Quand on prend connaissance de l’histoire mise en place par l’autrice on remarque que celle-ci est bien réfléchie et présente une mise en scène, en situation, qui pourrait sembler tout à fait normal et peut arriver à tout un chacun. Cependant la finalité diffère de la réalité. On arrive à s’attacher aux personnages et même à s’identifier à certains. Cette identification est permise par le passif des personnages mais aussi leurs histoires.

L’ensemble du roman pose parfaitement les fondations d’un livre dramatique et encore plus avec certaines scènes. Je vais notamment évoquer la scène initiale (qui se retrouve en scène finale) qui est à la fois perturbante mais aussi qui permet au fil rouge d’être tiré tout au long du roman. Cela est vraiment un élément à prendre en compte car cela montre une dextérité de la part de l’autrice de rester là où elle souhaite aller.

L’élément qui m’a le plus plu et le plus fait rire c’est le chat. En effet, il présente un attitude égoïste et égocentrique face aux événements qui se déroulent devant lui. De plus il se montre critique envers les actions de chaque personnage car personne ne s’occupent pas de lui.

Par contre petit bémol pour moi, la gestion de la temporalité. En effet, bien que l’histoire soit tissé autour d’une scène principale j’ai eu l’impression que l’on est baladé un peu partout sans chronologie particulière. Mais cela n’empêche que le rythme est parfait et nous happe totalement. De plus, j’ai eu la sensation d’apothéose à la fin du roman.

moyen

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